http://www.pk-prod.com/blogkek/viewarchive.php?max=12346
scores ci dessous
Myriam 270 et oui c moi la plus forte!!! .... non c'est le score le plus bas le plus fort... Oups il faut juste m'expliquer longtemps après j'explose tout: 115!!!! à vous maintenant!! Et même encore mieux 94
jeanyves 162
iso 107
pierre 128 ou le roi de la gachette
moran 127 et oui pierre grillé par un enfant de 9 ans : déclaré grand gagnant !
isa 190
survet girl 205? non 130 !!! une dextérité à toute épreuve! et encore je suis en petite forme...
pierre 123 amusez-vous !!!
L'escalade contemporaine : goût du risque ou passion de la...
lecture ?
L'alpiniste est, dans notre imaginaire, une des figures de l'aventurier moderne . Les chemins qui mènent vers ses conquêtes sont semés d'embûches et d'obstacles qu'il doit surmonter au péril de sa vie. Non pas que son entreprise soit en elle-même hasardeuse mais parce que la " Nature ", dans laquelle elle se déroule, ne se laisse pas maîtriser sans aléas. Aujourd'hui, une bonne partie des personnes qui pratiquent l'escalade ne sont plus des alpinistes. Leurs terrains de jeu ne se situent plus dans les montagnes, beaucoup d'entre eux n'y sont jamais allé et ne le désirent pas, mais sur les falaises et les structures artificielles d'escalade (S.A.E.) qui ont été équipées dans les villes et leurs proximités. Cette activité, connue sous l'appellation " escalade libre ", ne doit plus rien au hasard. Les grimpeurs ont, dans une large part, opté pour une approche rationnelle de la performance. Leur entraînement est géré grâce aux connaissances actuelles de la bio-mécanique et de la physique de l'effort, et leur style de vie n'ignore rien des apports de la diététique et des techniques de gestion du corps sportif. En devenant une discipline sportive et en rationalisant les formes de pratique qui permettent de s'inscrire dans le système de la compétition normée et réglée (championnat de France, d'Europe, du Monde et volonté de participer aux Jeux Olympiques), l'escalade s'est éloignée des dimensions aventureuses de l'alpinisme. Le grimpeur ne met plus sa vie en jeu et ne prend plus de risques dans le franchissement des obstacles qui le menaient, naguère, vers l'inconnu des cimes inexplorées. Ce rejet de la prise de risque, bien qu'il soit explicite, aussi bien de la part des grimpeurs que des institutions qui ont en charge le développement de cette activité , n'est perçu ni par le grand public ni par les chercheurs en sciences humaines qui persistent à considérer les grimpeurs comme des aventuriers de l'ère moderne qui donnent du sens à leur vie en la risquant dans des pratiques plus ou moins suicidaires . Or, s'il ne paraît pas im-pertinent de considérer l'existence de l'aventure en escalade libre, il semble qu'elle ne réside pas où on l'y attend. I) Les risques de l'escalade Pour beaucoup, il est évident que l'escalade est une activité risquée. Dans un article sur l'évolution des pratiques sportives contemporaines, Jean-Michel Normand et Acacio Pereira résument cette évidence. Nous assistons selon eux à une " vogue spectaculaire des sports de " l'extrême " " parmi lesquels figure en bonne place l'escalade. Cette activité, expliquent-ils permettrait, comme le saut à l'élastique, le surf des neiges, le ski hors piste ou encore le raid-nature, de vivre des émotions fortes basées sur la peur ressentie dans ces pratiques. Les médias n'hésitent pas à se faire la caisse de résonance du bon sens commun. Pour eux, l'équation est simple, lorsqu'une activité met en scène des sensations basées sur la peur c'est que les protagonistes trouvent, au moins pour part, des significations de leurs pratiques dans la prise de risque. Cette même équation est le point de départ d'un certain nombre d'analyses des pratiques sportives contemporaines qui toutes incluent l'escalade dans les activités physiques qui puisent leur signification sociale dans la prise de risques . Or, cette relation entre la peur et le risque n'est pas pertinente en ce qui concerne la plus large part des pratiques en escalade telles qu'elles se sont développées ces dernières années depuis que l'escalade libre s'est autonomisée de l'alpinisme. En effet, l'observation des pratiques sur les falaises et sur les murs artificiels d'escalade, ainsi que la prise en compte des discours des grimpeurs eux-mêmes montrent à quel point le risque est refusé. Francis, grimpe régulièrement en falaise et dit à ce propos ": En falaise
l'équipement est en place, il est testé, il est solide. On ne risque rien. S'il y avait des risques je grimperais pas. "
A contrario, Paul précise la différence avec l'alpinisme : " Tu fais de l'alpinisme à partir du moment où il y a un
objectif qui est la réalisation d'un sommet... Mais en plus, il y a une notion d'engagement, une notion de risque qui est franchement importante ". ce qui fait dire à François, un des dix meilleurs grimpeurs mondiaux dans les
années 1980 : " Moi, tu me feras pas mettre les pieds en montagne, c'est trop dangereu x".
Ces quelques témoignages ne sont qu'une indication stéréotypale des positions des grimpeurs vis-à-vis du risque dans leur pratique quotidienne. Nous sommes loin, ici, de la doxa des médias qui affirment sous la plume d'Acacio Pereira que, malgré les risques : " La motivation de base est la même pour tous ceux -
skateboarders, […] base-jumpers ou grimpeurs...- qui partagent le goût des sensations fortes et poursuivent un
but commun : vivre tout de suite le bonheur qu'on leur promet pour demain ". Pour ma part, j'ai montré, dans un
précédent article que ce refus du risque est un point nodal qui permet de parler d'autonomisation de l'escalade libre par rapport à l'alpinisme. Celle-ci est basée sur des logiques d'affrontement avec la nature dans lesquels les risques sont fondamentaux (risques liés au mauvais temps, aux chutes de pierres, aux avalanches, à la très haute altitude, à l'éloignement, à l'équipement défectueux , etc.). En escalade libre, à l'inverse, tout est fait pour que ces risques n'existent pas. Les falaises sont purgées de leurs blocs branlants, leur équipement est soumis à des directives fédérales , celui des murs d'escalade est soumis à des normes AFNOR , le vieillissement des points d'assurance fait l'objet de multiples attentions et est régulièrement renouvelé, etc. Ces distinctions sont fondamentales pour percevoir à quel point l'aventure en escalade libre diffère de celle de l'alpinisme. En alpinisme, elle est contenu dans la mise en péril du corps qui affronte les dangers de la montagne. En escalade, parce que les grimpeurs ont opté pour une sécurisation de leur pratique, elle est ailleurs. Cela signifie qu'aujourd'hui le terme générique " escalade " englobe des pratiques à ce point distinctes qu'on ne peut plus les analyser de façon globale. On ne peut plus, en effet, appréhender au travers d'un même axe théorique (la sociologie des pratiques à risque) d'une part les pratiques de " solo intégral ", le " terrain d'aventure " et l'alpinisme, d'autre part l'escalade libre pratiquée sur des falaises sécurisées et sur les structures artificielles qui, elles aussi, répondent à des normes drastiques d'utilisation. Les trois premiers types d'activités semblent bien être imprégnées d'une logique ordalique fondée sur les émotions ressenties dans les jeux avec le risque pour lesquelles une sociologies des pratiques à risque reste pertinente. L'escalade libre ne s'inscrit pas dans cette logique. Il est donc nécessaire de construire de nouveaux axes théoriques pour en comprendre les fondements. Ce n'est pas le but de cet article. La distinction opérée ici a pour seul but de montrer que s'il réside de l'aventure en escalade libre, elle n'est pas contenue dans la mise en péril du grimpeur. De plus, cela nous permet de nous interroger sur les ressorts de l'aventure lorsque le risque n'est pas de la partie. Contrairement à ce qu'affirme Jankélévitch , peut-il y avoir de l'aventure dans une activité sans risque et sans jeu avec la mort ? 2) L'aventure : à voir.... Répondre de façon péremptoire, oui ou non, à cette question ne semble pas très important et à la limite n'est pas du ressort d'une analyse sociologique. La notion d'aventure est plus chargée de jugement affectifs, qu'on la juge positivement ou négativement, que d'une dimension heuristique. Par contre, analyser les pratiques d'escalade contemporaines en s'interrogeant sur leurs rapports avec les catégories de l'inconnu, de l'imprévu ou de l'inattendu, toutes au fondement de l'aventure, permet de prendre en compte sa complexité. Au moment où l'escalade s'inscrit dans un processus de routinisation sportive, se construisent des formes de pratiques qui s'inscrivent dans un rapport aventureux à l'espace et au temps . A priori, parler d'inconnu et d'imprévu en ce qui concerne l'escalade sur des falaises entièrement répertoriées, toutes fichées et encartées pourrait-on dire puisqu'il existe pour chacune d'elle un topo-guide décrivant le moindre itinéraire, est une gageure. Pourtant c'est bien à l'intérieur de ce cadre que les grimpeurs ont construit une modalité de pratique qui met en scène l'inattendu. C'est le " A vue ". Il existe plusieurs modalités de pratique en escalade qui toutes servent à caractériser, quantifier, valider la performance et à graduer le mérite de chaque grimpeur. Il s'agit, de la moins valorisée à la plus valorisée : du " chantier ou après travail ", " peu d'essai ", " 1er essai ", " flash ", et du " à vue ". Le chantier consiste à travailler une voie, jour après jour, en intégrant petit à petit chaque mouvement jusqu'à les enchaîner d'une seule traite. Ceci peut durer des mois et des mois. C'est la modalité la plus décriée et la moins valorisée par les grimpeurs car, en gros comme le dit Marc : " Tu sais, tout le monde est capable de
réussir une voie très dure. Il suffit d'y passer du temps ".
Le premier essai, comme son nom ne l'indique pas, est le deuxième passage dans la voie. Le grimpeur est allé une première fois dans la voie, il ne l'a pas réalisée, et s'il la réussit lors de son deuxième passage, il peut dire l'avoir réalisée au 1er essai. La catégorie de " peu d'essai " joue sur le nombre de passage ratés avant l'ascension. Ils peuvent être au nombre de deux, trois, quatre ou cinq mais rarement plus car ensuite commence la catégorie du " travail ". Grimper " flash ", c'est réaliser une voie, sans la connaître, au premier passage, mais en disposant d'indications sur l'itinéraire pendant son ascension, ce qui facilite sa réalisation. Grimper " à vue " consiste à découvrir une voie pour la première fois et réussir son ascension sans indication. C'est la modalité la plus valorisée en escalade qui génère la plus grande reconnaissance de la part des grimpeurs. Ces différentes modalités servent à établir, implicitement ou explicitement, un classement des grimpeurs entre eux. C'est pourquoi, sur le terrain, on entend sans cesse des jugements du type : U" ntel, il est très fort
mais il fait tout après travail. A vue, il est nu"l . Ou à l'inverse : " Lui, je le connais. Il fait 8a+ à vue [sous-entendu
: il est très fort] ". De la même façon, il n'est pas rare, lorsqu'un grimpeur s'engage dans une voie difficile, que
petit à petit un attroupement se fasse au pied de la voie dès que chacun sait qu'il est " à vue ". La même chose se produit rarement lorsque la personne tente la même voie depuis des mois. Le travail et la répétition sont les ingrédients qui séparent la modalité du " à vue " des autres. Du " premier essai " à la mise en place d'un " chantier ", les modalités mesurent un ancrage dans un temps routinier fait de
contraintes et de labeur ; 1er essai, 2eme essai...., 1ere répétition, 2eme répétition... Le " à vue ", au contraire,
mesure l'événement qui, comme le précise Le Breton, renvoie à " adventura " racine latine du terme " aventure
". Comme événement il s'inscrit dans la trame temporelle de l'instant dans laquelle il est un coup, une bravade
et un pied de nez aux laborieux qui cheminent dans le sérieux de la durée. Cette modalité permet de gratifier le
grimpeur rapide et adroit, habile et rusé, qui dépasse les obstacles et l'imprévu de l'inconnu alors qu'elle
dévalorise le grimpeur besogneux. Lorsqu'ils parlent de leurs pratiques les grimpeurs se situent sur cette
échelle. Régis dit à ce propos : " Moi je travaille pas les voies, j'essaye de faire des voies que je connais pas.
Enfin j'aime pas bien travailler les voies ". Pierre précise : " Moi j'ai privilégié l'escalade à vue. C'est-à-dire que
j'ai jamais travaillé de voie. Alors il y a des voies que j'ai réussi au 4eme, 5eme essai, rarement plus parce que après ça me gave et j'insiste pas. Y a un truc, un terme qui m'a toujours fait sourire, c'est... les grimpeurs quand ils disent : "alors, t'as quoi comme chantier actuellement ?". "Pour moi le travail c'est quelque chose de chiant,
donc travailler une voie.... ". En même temps que le travail, c'est la linéarité du quotidien et sa routine qui,
comme dans la recherche aventureuse , sont rejetés. Ce refus du quotidien pousse les grimpeurs vers l'incertitude contenue dans le " à vue ". C" e que je
recherche, dit Marc, c'est d'arriver au pied d'une voie sans rien en connaître. Tu sais pas exactement où tu vas, tu sais pas le style de prises, les difficultés que tu vas rencontrer. Ca a rien à voir avec une voie que tu connais prise par prise. C'est pas le même plaisir ". " La différence avec le " à vue ", précise Bruno, c'est que tu connais
pas, tu sais pas où tu mets les pieds et tu peux pas prévoir. Tu dois tout mettre en oeuvre, tu dois t'adapter très vite, lire très vite ". Parce que l'enjeu est de taille. La première fois est aussi la dernière fois. En effet, lorsqu'un grimpeur va pour la première fois dans une voie il sait que s'il la rate il entre de plein pied dans la première catégorie du travail, le " premier essai ". Ensuite, il ne sait pas où s'arrêtera cette lente descente. Dès lors, des stratégies sont mises en place afin de gérer un stock de voies plus ou moins important selon son niveau. Il faut faire des réserves d'inconnu. Thierry l'explique ainsi : " Dans les falaises que je fréquente souvent, je vais pas dans toutes les
voies. Je connais pas mal de voies, ça doit représenter à peu près la moitié du potentiel de la falaise. Et le reste, ben c'est une réserve pour quand je saurais les faire quoi (rire). Y a des voies que j'ai pas fait et que je me garde. Que je me garde pour pas avoir, comment dire, tout mangé, quoi. Je me garde une petite réserve, comme ça, de plaisir à faire un jour ". Lorsque la métaphore du " garde manger " colore l'aventure, l'inconnu se
stocke. Quelquefois cela demande des efforts et de la renonciation. En effet, les règles du " à vue " sont strictes. Non seulement, il faut ne jamais être allé dans la voie mais aussi n'en avoir aucune connaissance, ni orale, ni visuelle. Marc est très clair à ce niveau : " Des fois y a des gens qui te disent " cette voie je l'ai faite à
vue " et je sais très bien qu'il y a deux ans ils l'ont essayé avec moi. Alors je leur dis et ils répondent : " oui, mais
je m'en souvenais plus ". C'est pas " à vue " ça. C'est comme regarder. Si tu fais une voie juste après avoir vu quelqu'un dedans, t'es plus à vue parce que si t'as vu la personne hésiter à deux mètres ou à trente mètres, t'as des indications. Tu géreras pas ton effort pareil. Moi, des fois je regarde pas des gens faire une voie pour me la garder " à vue ". Y a des voies où j'irais pas t'assurer pour pas la voir, où je tournerais la tê t"e. Dans le " à vue ",
il y a une recherche mythique de la pureté originelle et virginale que même les yeux ne doivent pas déflorer. Le risque, dont parle Jankélévitch, qui selon lui est constitutif de l'aventure, se situe peut-être là. " Si tu pars dans une voie à vue, dit Marc, au bout d'un moment tu peux plus redescendre. Alors faut sortir. Parce que si tu sors pas, tu pourra plus jamais la faire "à vue ". Le risque est celui de la perte. Il y a peu d'inconnu, il ne faut pas le perdre. En opposition avec le chantier qui s'inscrit dans le quotidien du travail, et sa banalité, le " à vue " s'inscrit dans la catégorie de l'irrémédiable, du " plus jamais ". Ici, les jeux avec la mort dont parle Le Breton se transforme avec la mort du jeu. Le risque qu'encourt le grimpeur ne réside pas, paradoxalement, dans les jeux avec la chute, ou dans les situations où il se fait le plus peur, mais dans la perte de l'objet de son désir. L'aventure, s'il en est en escalade aujourd'hui, est donc doublement paradoxale. D'une part parce qu'elle s'inscrit dans une activité qui tend aujourd'hui vers la sécurisation maximale et qui s'incommode du danger. D'autre part parce qu'elle s'inscrit dans une modalité qui n'a de sens que pour les initiés, alors qu'on l'attend dans la mise en scène des aspects les plus spectaculaires de l'escalade contemporaine : les jeux avec la chute et les exploits physiques. Par ailleurs, nous pouvons nous demander si le fait que l'aventure se cache dans la modalité du " à vue " n'est pas un moyen pour les grimpeurs d'inscrire l'escalade libre, en réaction au processus de sportivisation, dans la dimension artistique de l'interprétation et de la métaphore musicale. En effet, comme dans la " lecture à vue " d'une partition pour le musicien, le grimpeur doit faire la preuve de la qualité de son intuition, de sa capacité à lire le rocher avec anticipation (le musicien dissocie la lecture du jeu instrumental. Il joue une mesure pendant qu'il lit la mesure suivante) et de sa virtuosité. Dès lors, il s'agirait pour le grimpeur et pour le musicien de partager une catégorie fondamentale de l'aventure : le désir de se projeter dans l'infini des possibles, de l'inconnu et de l'ineffable .
COURS DE FORMATION OFFERT AUX HOMMES .... pas le mien, il est parfait !
THEME DU STAGE: Devenir aussi intelligent qu'une femme ( donc être parfait).
OBJECTIF PEDAGOGIQUE: Cours de formation permettant aux hommes d'éveiller cet organe, appelé CERVEAU, dont ils ignorent l'existence.
PROGRAMME:4 MODULES OBLIGATOIRES
MODULE 1 : COURS OBLIGATOIRES
1. Apprendre à vivre sans sa mère (2000 heures)
2. Ma femme n'est pas ma mère (350 heures)
3. je donne ma paie à ma femme (550 heures)
4. Comprendre que le foot n'est qu'un sport, et Ronaldo un crétin (500 heures)
5. Ma femme n'est pas mon infirmière
6. Ma femme n'est pas ma bonne
MODULE 2 : LA VIE A 2
1. Avoir des enfants sans devenir jaloux ( 50 heures)
2. J'arrête de dire des niaiseries quand ma femme reçoit ses amies (500 heures)
3. Vaincre le syndrome de la télécommande ( 550 heures)
4. Je ne pisse pas à côté. Je m'avance un peu, j'oublie ma prétention... (exercice pratique avec vidéo 100 heures)
5. Je ne transforme pas la salle de bains en piscine municipale lors de ma douche...
6. Comment se rendre jusqu'au panier à linge sans se perdre? (500 heures)
7. Comment survivre à un rhume sans penser être à l'article de la mort? (200 heures)
8. Savoir s'habiller tout seul, choisir ses vêtements tout seul, ne pas faire semblant de ne pas savoir où se trouve l'armoire.
MODULE 3 : DETENTE ET LOISIRS
1. Repassage en 2 étapes :
a)1 chemise en moins de 2 heures
b) idem pour les autres articles (exercices pratiques)
2. Le ménage... une activité familiale et valorisante.
3. Je mémorise les journées de sortie des poubelles.
4. J'apprends par coeur la définition du mot " ASPIRATEUR" : "appareil ménager, servant à aspirer les poussières, les menus déchets" ( j'en profite pour gagner du temps en regardant le Niveau 1 du module 4 )
5. Savoir se servir d'une éponge..
6. Savoir ramasser les dégâts après une séance de bricolage...
7. Réviser son français : le féminin de " assis devant la télé" n'est pas " debout devant la cuisinière"
MODULE 4: COURS DE CUISINE
Niveau 1( débutant ) : Les appareils ménagers :
- "ON" = mettre en marche
- "OFF" = arrêter ( ..... l'appareil)
Niveau 2 (avancé) : Mon premier " quick soupe" sans brûler l'eau.
(Exercices pratiques : Faire bouillir l'eau avant d'ajouter les spaghettis)
Niveau 3(expert): Faire du café sans oublier ni l'eau, ni le café, et ne pas utiliser le soluble qui est incompatible avec la cafetière.
Niveau 4 (best off) : Savoir servir le café, sans en foutre la moitié à côté...
http://www.mamiss.com/fiche_6221.html
HE!!!!!!!!!!!! LES MECS FAUT PAS ÊTRE JALOUX
pierre et thomas vous avez aussi votre charme....plus discret c'est tout

Comme quoi on grimpe aussi au CAF, on ne fait pas que se prendre la tête à savoir si on grimpe masculin ou féminin!!!!!! (n'empêche au vue de la photo, il y a plus de testotérone que d'oestrogène!!!)
Bisous à tous et aussi à toutes!
LE MASCULIN – FEMININ EN ESCALADE
A partir d'une approche historique, on tentera de montrer la forte liaison existante entre le modèle masculin/féminin, historiquement défini et les formes de pénétration dans la nature valorisées. La géographie des corps sexués se calquerait ainsi sur la géographie des espaces naturels, prédisposant l'individu vers certaines sensibilités écologiques.
Pour comprendre les manières dont les grimpeurs investissent la nature et escaladent les espaces verticaux, diverses analyses sociologiques sont envisageables. Dans le cadre de cette communication, il s’agira de montrer qu’il existe un modèle sexué des pratiques d’escalade1 qui selon les périodes historiques se concrétise par une "forme" particulière de grimper et par une manière bien spécifique de se représenter la nature. Pour expliquer cette réalité, on cherchera à décrypter les figures de l’imaginaire et les modèles de progression, historiquement valorisées.
L’idée que nous soutenons est la suivante : l’escalade moderne – les années 1800-1975 – serait globalement une grimpe phallique et masculine par opposition à l’escalade post-moderne – à partir des années 1975 – qui s’inscrit par bien des points dans une logique orgiastique et qui peut métaphoriquement se figurer – surtout dans les années 1980-1990 – comme étant une grimpe clitoridienne et féminine. En allant plus loin, on cherchera à montrer que le modèle sexué des pratiques d’escalade est en profonde correspondance avec le modèle sexué défini par la société, tant au niveau du rapport masculin-féminin qu’au niveau des relations sexuelles, légitimement valorisées.
Le modèle du corps sexué dans la société moderne
Au regard de l’histoire, l’époque moderne est fortement teintée de masculinité et de phallocratie. La femme, considérée comme "le sexe faible", est pensée comme étant l’inférieur de l’homme. Sa relation avec celui-ci s’inscrit dans bien des cas sous le registre de la soumission au niveau social et de la passivité au niveau sexuel. Sous couvert de moralisme, de valeurs judéo-chrétiennes et de métaphysique (Rapport Simon, 1972), on recommande à l’homme de prendre ses distances avec la jouissance éphémère des corps. A cette époque, le principe utilitaire de l’acte – la procréation – est valorisé, c’est à dire tout ce qui va dans le sens du devoir-être et de la maîtrise de soi. La femme impulsive, libidinale, terrienne, imaginative et menstruelle est pensée dans la pratique et dans l’imaginaire comme étant un danger pour l’homme et pour la société. C’est un élément dangereux et antagoniste, proche de la contre-société, du sabbat et de l’ombre. Elle ne peut être un partenaire, à l’égal de l’homme. Elle ne peut représenter que l’Autre, la différence, à vaincre, à mettre à distance et à dominer...
De fait, le modèle masculin légitime est construit – en partie – autour de cette opposition. L’individu doit apprendre à dominer ses instincts, à s’éloigner des tentations de la chair et des choses sensibles. En référence aux valeurs bourgeoises dominantes, il doit chercher à se rapprocher de la pureté (céleste) et de la verticalité en prenant ses distances avec les bassesses terrestres... Bref, c’est la logique de la sublimation des instincts qui domine par la distance prise avec le plaisir : on promulgue les valeurs du travail, de l’effort et du projet (Enriquez, 1983) contre celles de la jouissance immédiate, de l’éphémère, du paraître et de l’instant. Toute l’éducation des corps est donc tournée vers ce modèle de la droiture et du contrôle de soi et autour de cette idée de corps redressé (Vigarello, 1985). On privilégie le froid/au chaud, l’habit/au dénuement, l’air pur/à l’air vicié, le naturel/à l’artificiel, la masculinité visible/à la féminité mystérieuse et du paraître, l’homme/à l’enfant1...
Enfin, dans le modèle érotique dominant, c’est le "coït vagino-pénien" – celui de l’homme soulagé – qui est valorisé éloignant toutes les pratiques se rapprochant d’un orgasme sensuel, proche de la confusion des sexes. Dans cette logique du devoir-être, toutes fantaisies, tous bidouillages, tactilités et jeux des corps sont condamnés. Seules, la droiture phallique, la rigidité, la cuirasse musculaire et la sublimation des pulsions se présentent comme des attitudes correctes... Ces oppositions entre le masculin et le féminin, propres à l’époque moderne, participent à la construction de l’identité masculine. Elles façonnent l’ensemble des rapports au corps, aux objets et à l’espace que l’individu incorpore comme manière de faire corps avec soi, avec les hommes, contre les femmes et avec son univers socio-culturel. Et en suivant Bourdieu (1984), on peut présenter quelques schèmes sexués de la modernité. Ceux-ci définissent une géographie corporelle "structurée" comme code canalisant les énergies vers le dedans ou le dehors, le haut ou le bas, la ligne ou la courbe, le chaud ou le froid...
L’alpinisme moderne, une symbolique ascensionnelle
En étudiant les nombreux écrits d’alpinistes, un certain nombre d’enseignements peut être retiré sur les représentations sociales de la montagne de cette époque. Celle-ci est bien souvent perçue comme un espace vertical à vaincre, à dominer, à conquérir et à affronter. La symbolique ascensionnelle, propre à un "régime diurne des images" (Durand, 1992) est fortement valorisée quand l’ascension est pensée sous une forme prométhéenne, initiatique et moralisatrice. On retrouve ainsi ce processus de "regressum ad utérum" décrit par Eliade (1988, p. 105-106) lorsque l’ascension du ventre de la montagne – de son ombre et de ses fentes – symbolise un rituel initiatique; symbolique ascensionnelle aussi lorsque cette montée vers le sommet est pensée comme un processus permettant d’atteindre la lumière céleste et le monde des "vrais" hommes. De fait, cette figure de l’imaginaire propre au modernisme est une symbolique sexuée à partir du moment où les images de domination sur la nature, de sommet, d’ascension héroïque, de haute-montagne et d’hommes en lutte (style militaire) sont fortement valorisées. L’alpiniste classique apprend ainsi par la montagne à construire son identité masculine, distante de celle des femmes et de celle des enfants :
Sur un plan sportif, l’alpinisme est vécu comme une coupure avec le monde féminin; en effet, peu de femmes ont participé à la conquête des sommets. Exclues ou non désirées dans les clubs alpins et considérées comme le sexe faible, peu nombreuses sont celles qui ont arpenté la montagne "à l'égal de l'homme". Les propos des alpinistes sont à ce titre tout à fait éclairants sur la perception ......
Dans la continuité de ces propos, il est possible de penser que l’alpiniste projette sur la montagne fantasmes sexués de la modernité. Par l’alpinisme, il a la possibilité de vivre le viol, l’inceste et l’adultère. Une occasion lui est ainsi donnée d’exprimer ses pulsions dionysiaques sur un espace sexué (la montagne-femme, la montagne-fille, la montagne-amante,...) dans l’ombre de la Loi et de la civilisation des bonnes moeurs.
L’approche géographique des espaces de grimpe au niveau imaginaire se révèle aussi intéressante. Selle modèle de la sexualité dominante et en fonction des formes de rapport maternel à l’enfant valorisées, des liaisons particulières se créent entre l’imaginaire de la nature projetée et les formes d’engagement rocheux valorisées. Une psychologie et une géographie de la matière (sexuée) seraient perceptibles, propre à chaque époque et à chaque style de pratique. Elles prédisposeraient le grimpeur vers certains types d’investissements corporels selon la symbolique sexuée des lieux. Les espaces d'escalade peuvent bien souvent se décliner en fonction de leur connotation érotique : la falaise (prise isolement) symboliserait un signe terrestre – de la terre à la terre (figure du carré) – par opposition à la montagne – de la terre au ciel (figure du triangle). Rappelons que bien souvent la montagne dans les images classiques d'alpinisme prend la forme d'un phallus1.... De même, dans une paroi alpine comme dans une falaise, on peut différencier les zones vaginales (dièdres, fissures, cheminées, lignes de faiblesse, laminoirs) des zones clitoridiennes (dalles, bidouillage dans les trous, plans inclinés, "blocs", dévers, grimpe au bord de l'eau,...).
Quelle signification historique peut-on alors donner à cette déclinaison géographique des espaces rocheux ? Au temps de l’alpinisme (1800-1970), l’habitus moderne baigne dans une constellation symbolique archétypale où l’imaginaire du corps se projette bien spécifiquement sur la géographie rocheuse; à cette époque, on privilégie fortement les espaces de grimpe à fortes connotations masculines et les zones vaginales de la paroi. Une loi (symbolique) hiérarchise les espaces de pratiques : seule, la pratique alpine (la montagne et ses éperons rocheux, ses pics, ses dièdres, ses gendarmes, ses arêtes sommitales,...) et les espaces de conquête sont valorisés au sein de la communauté des grimpeurs modernes. Les autres lieux sont perçus en tant que sites mineurs, sites insignifiants ou en tant qu’école d’escalade1.
Mais, il n’y a pas d’invariants autour de la symbolique sexuée des espaces rocheux. Il est alors intéressant de montrer combien de par la configuration historique, la post-modernité déstabilisant le modèle classique est profondément féminine, dionysiaque et baroque.
Vers un nouveau modèle de progression
De par le poids du matériel, du sac et des vêtements, l’escalade moderne est profondément liée à une forme de progression énergétique et musculaire caractérisée par la lourdeur et la lenteur. C’est une grimpe de la droiture où domine un rapport frontal, technique et distal à l’objet : l’usage de chaussures rigides et du piolet-ancre, le pitonnage et l’artificiel imposent à l’alpiniste une approche frontale, statique et droite où l’on grimpe à l’intérieur du petit cylindre du corps. De fait, l’alpiniste dans son rapport kinesthésique au rocher s’inscrit dans une démarche masculine (coincement, opposition, techniques, force, endurance, renfougne,...), auréolée d’une symbolique ascensionnelle (la conquête des sommets).
Aujourd’hui, l’usage des chaussons et de la ballerine transforment totalement le rapport masculin/féminin au rocher. L’horizontalité des mouvements, la féminité des positions, les torsions de la colonne vertébrale (la logique de la courbe) et les mouvements glissés induisent bien une transgression du schéma "verticalisant" initial. Eloignée de la grimpe en chaussures rigides sur les pointes avant et distante de l’image du corps rigide et vertical dominant l’élément, l’escalade post-moderne épouse des structures "féminoïdes" interactives et proximales. La multiplication des gestes féminins et ludiques ("lolotte", derviche, pied-main, crochetage de talon, la glace interactive et gestuelle,...) introduit l’escalade dans un imaginaire et une pratique de la courbe. Et en reprenant la terminologie de Badinter (1992), on dira qu’il s’est produit une transformation de la "vertébrure" qui bouleverse les schèmes d’appréhension des espaces de pratique.
De même, les défis d’Escoffier, de Messner, de Profit et de Gouvy sont plus proches du coup de main des partisans que des principes et méthodes militaires adoptés classiquement par les alpinistes. Le modèle de la guérilla a semble-t-il remplacé dans les années 80 celui de l’attaque frontale, en nombre et en force de l’époque moderne. Un autre modèle, fait de légèreté, de fluidité et de souplesse d’action, imprègne ainsi petit à petit les mentalités et bouleverse les modes d’approches des voies en montagne... Mais, ne peut-on pas "pousser" l’analyse encore plus loin ? La progression en légèreté maximale, les bidouillages rocheux, les placements subtiles du bassin (les fameux "tortillages du cul"), l’ouverture du bassin (position féminine), l’usage de coinceurs, la fluidité des "pas" et la pratique sur "dalles à pédé" (propre à la nouvelle grimpe) marquent le passage entre une escalade phallique et profonde (de la renfougne humide) à une escalade clitoridienne (de surface), à bien des égards féminine. Ainsi, si "le corps et les gestes sont le ressort caché et la clé pour comprendre l’imaginaire de l’espace" (Bozonnet, 1992), alors il faut bien se faire à l’idée que la constellation symbolique qui structurait les modes de rapport corps-espaces grimpables, à l’époque classique, a été pour une bonne part transformée aujourd’hui, vers un autre régime d’images, proche d’un "régime nocturne1" (Durand,1992) et fantastique.
D’autres éléments viennent conforter cette idée : l’escalade dans les grottes ou sur des murs personnalisés chez soi ("le cocooning grimpant dans le nouveau temple de l’escalade"2) en sont un exemple. La pratique en falaise sans risque (sur-équipement) plutôt à l’ombre qu’à la lumière, plutôt le soir que le matin, en est un autre. La tendance orgiastique avec la nature, la paroi et l’espace qui s’exprime au travers le vitalisme et le ludisme écologique va aussi dans ce sens. Le retour des imaginaires nietzschéens, la force exprimée par la figure de Frankenstein (Corneloup, 1991), l’attrait du périphérique, la valorisation de nouveaux modèles de jeux en nature (style "la course aux trésors", les jeux de rôles en nature et autres défis) et le mysticisme qui s’affirme, annoncent bien ce renversement des régimes imaginaires ou leur confusion. Loin du dualisme cartésien et de la symbolique classique, attachés à un régime diurne des images, l’époque actuelle tend vers un polythéisme des valeurs éloignant de bien loin l’idée d’un mythologème dominant. La multiplication des formes et des styles de pratique ouvre l’escalade vers la logique du multiple. Et on pourrait ajouter, en suivant Durand (1992) que la prise en considération du corps est le symptôme du changement de régime imaginaire. De nombreux signes en annoncent l’arrivée : la vogue au ludisme, à l’hédonisme et à l’éclate telle qu’elle apparaît dans les revues estivales et les médias spécialisés de plein air illustre bien ce phénomène que l’on peut tenter d’expliquer et de comprendre.
La transgression de la Loi alpine
En référence aux pratiques, aux discours et aux images valorisées aujourd’hui, on peut penser que la jouissance des corps et l’écologisme se substituent aujourd’hui au moralisme et à l’héroïsme des anciens; ceux qui savaient dominer la nature, maîtriser leur corps et valoriser la morale de l’effort. Une transgression peut ainsi être observée entre ceux qui valorisaient l’engagement en montagne (comme seule pratique légitime) et la lutte contre la pesanteur et ceux qui aujourd’hui se contentent "de voler" sur les spits (points d’ancrage) – sans prise de risques –, répondant à cette logique ludique de l’ilynx (vertige) narcissique. La pratique en falaise, en falaise-montagne, sur bloc et sur mur urbain s’inscrit alors dans un processus de "père-version" comme volonté de prendre des distances avec la loi du Père1 (la loi alpine). Par réaction à la symbolique ascensionnelle, à la morale et au modèle du modernisme, la grimpe des années 80 donne le primat à la vie2, à la gestuelle, au ludisme, à l’esthétisme, au corps et au réseau (la tribu sur le club).
De fait, la nouvelle grimpe valorise la culture de la bande (et celle du réseau) évoquant cet attrait pour la figure de Peter Pan : dans les groupes restreints, contrairement au club (structure paternelle où le surmoi et le moi sont fortement présents), la dissolution des instances de contrôle permet de vivre dans le monde de l’illusion à la recherche d’une forme harmonieuse là où l’image maternelle domine, là où les états affectifs archaïques peuvent resurgir... En suivant Anzieu, on dira que dans les petites structures informelles, ce sont les pulsions de vie3 qui dominent, attachées à l’expression des puissances narcissiques et fantasmatiques (Anzieu, 1973, p. 101). Une sociabilité plus infantile, archaïque et pulsionnelle est ainsi perceptible.
Sous un autre angle, l’onanisme de grimpe, cette pratique de l’explosion performante sur de courts passages, est encore un exemple de cette transgression. Cette pratique de "l’instant", adolescente par bien des points, construite autour de cette idée de "coïtus réservatus" et attachée à cette volupté de la contention, est dégustée avec raffinement par les amoureux de la couenne (petites falaises) et les joueurs de blocs... Enfin, cette culture du défi et de l’extrême ordalique, le besoin obsessionnel de performances, l’overdose de grimpe comme fuite social ou encore les multiples mises en scène théâtrales (compétitions, spectacles des falaises entre tribus, photos narcissiques, films vidéo,...) qui émergent ici ou là annoncent bien la montée d’un fort vitalisme qui prend racine dans le corps social de l’escalade. On grimpe pour se procurer des sensations vertigineuses comme rituel se suffisant à lui-même ou pour s’offrir en spectacle. On est alors bien loin des références à l’alpinisme classique, cette figure emblématique du modernisme... Au travers ces quelques exemples, on perçoit combien les modèles de progression et les schèmes imaginaires se sont transformés au cours de ces dernières années annonçant un renversement du modèle masculin-féminin. Tous ces faits nous confortent dans l’idée qu’un imaginaire dionysiaque imprègne de plus en plus l’époque actuelle.
Le temps de dionysos
l’objet-grimpe
dans tous les sens et sous toutes les formes : l’interactivité gestuelle, l’errance en paroi ou en montagne, la place d’importance prise par l’escalade féminine (cette tendance à l’hermaphrodisme), la combinaison des styles de pratique, le tribalisme de grimpe, le goût aux enchaînements, le brassage des pratiques d’escalade avec d’autres, le mixage des sports dans les espaces touristiques (au Club Med, dans les stations de montagne, dans les clubs fitness,...), les flux multiples des images d’escalade au sein de tous les médias (revues, TV, publicités, Fort Boyard,...) en sont quelques exemples. On retrouve là un élément-clé de l’orgiasme que nous décrit Maffesoli (1985) lorsque l’UN (l’alpinisme) est remplacé par le multiple (multiplication des modalités de pratique), l’organique (combinaison des espaces de grimpe) et le confusionnel dans une circulation infinie...Les multiples parcours dans la nature – ce ludisme à tout vent –, que les nouveaux aventuriers réalisent sous des formes diverses (canyoning, VTT, para-pente, escalade,...), les images envoûtantes et esthétiques d’Ushuaïa, les fêtes locales autour de l’escalade, la violence des engagements en grimpe, l’ilynx narcissique1, l’ilynx écologique2 l’écologie mystique3 constituent là encore un ensemble de faits, en rupture. Ils introduisent les pratiques d’escalade dans le temps de dionysos, ce dieu de l’extase, de l’errance, de l’érotisme écologique4, du tragique et du débridement pulsionnel Le corps et l’imaginaire retrouvent alors une place d’importance5 et en reprenant la terminologie de Philippe Jarreau (1993, p. 23), on dira qu’en escalade la génération des années 80 se faufile dans les interstices de la nature verticale (la montagne périphérique) en valorisant les zones situées traditionnellement dans l’ombre de la société6.
Bref, on voit là s’affirmer une inversion de la symbolique des pratiques d’escalade qui imprègne de plus en plus les habitus et les représentations des grimpeurs. Les oppositions historiques fortement marquées entre le masculin et le féminin se brouillent aujourd’hui en de multiples correspondances annonçant ce temps du présent, du baroque et du fragment.
Sous un autre angle, dans la lecture des jeux de rôles entre les grimpeurs et les grimpeuses, il faut noter la place d’importance prise par les femmes dans la dynamique actuelle de l’escalade. Le temps de l’héroïsme masculin semble bien loin lorsque les chevaliers de l’alpe entre en concurrence avec les danseuses de la verticale : la danse-escalade, les exploits de Destivelle dans les Alpes ou ceux de L. Hill au Yosémite, les défis de Janin, la masculinité de certaines grimpeuses ou leur arrogance (R. Erbersfield), le jeu – presque – égal des femmes en compétition (ex. L. Hill), la starification de Patissier, la féminisation des gestuelles, l’augmentation – toutefois encore limitée – du nombre des grimpeuses1 constituent un ensemble de faits qui viennent bouleverser le contrat social et symbolique sur lequel était fondé l’escalade. Sans doute, il faut aussi noter la montée des couples de grimpeurs (phénomène d’importance2) et la profonde pénétration du modèle féminin dans les manières de grimper. La femme, en tant que grimpeuse, s’inspire d’autres modèles de progression et fait référence à d’autres figures de l’imaginaire, plus proche de la courbe que de la ligne droite :
Et, en écoutant des grimpeurs parler de leur pratique, dépassant en cela les propos de Sylviane Tavernier, on peut observer la montée d’un modèle plus féminin d’approche de la montagne et des espaces de grimpe, comme si le discours des grimpeurs se féminisait... Dans le même registre, la féminisation des styles vestimentaires, l’importance de l’esthétisme et du paraître, l’assouplissement des corps, le végétarisme, le style "cool" sont quelques signes révélant ce féminisme ambiant.
De même, au regard de l’événement médiatique, il apparaît que ce sont les femmes qui imposent petit à petit leur modèle stylistique et leurs valeurs : ce sont elles qui font bien souvent la une des médias et qui investissent de plus en plus les publicités. Ce sont elles qui transgressent le plus la Loi alpine (ex. Tavernier, comme femme-guide, la montée des femmes diplômés d’escalade, Mauduit ou Destivelle en tant que star dominante de l’alpinisme ou de l’himalayisme des années 90,...).
Tous ces faits annoncent bien une redéfinition du rapport masculin-féminin dans les pratiques de l’escalade. Sans nul doute, au regard de cette approche, il apparaît qu’une "crise" identitaire est perceptible au sein du petit monde des grimpeurs. La supériorité des hommes sur les femmes n’est plus aussi évidente qu’autrefois. La définition de l’escalade légitime sur le sens à donner au grimper s’ouvre sur de multiples connotations féminines. Ainsi, loin des références solennelles, masculines, sérieuses et nécrologiques de l’alpinisme classique, le mouvement de la grimpe des années 80, tout en couleur, attaché à cette ambiance de fête, de passion, de débordement, de sentiments et d’hymne à la nature nous invite à d’autres lectures sur le rapport entre le masculin et le féminin pour comprendre toute la dynamique des jeux de grimpe et toute la fantaisie des figures de l’imaginaire en vogue...
Mais il est un fait que cette montée du féminisme dans les années 80 n’a pas été sans provoquer des réactions violentes dans les années 90 : une réappropriation masculine des espaces de grimpe et de la montagne (verte, énergétique, authentique et aérienne) est par exemple perceptible; des hédonistes convaincus retrouvent le goût des sommets et de l’effort; des oppositions stylistiques plus marquées apparaissent entre grimpeurs autour de la définition de l’escalade légitime : certains se moquent des efféminés en collant pendant que d’autres critiquent les adeptes de la moulinette et des "dalles à pédés"; une nouvelle masculinité alpine séduit (Gabarrou, Lafaille, l’équipe fédérale des alpinistes,...); la tendance à la pratique du dévers et des toits redonne de l’importance à la puissance masculine; le Club Alpin Français prend position pour une pratique engagée; "Grimper", la nouvelle revue d’escalade "affiche" une arrogance d’un nouveau genre... Bref, la percée du féminisme dans les années 80 ouvrant le chemin à de nouvelles rhétoriques verticales se "heurte" aujourd’hui à l’émergence d’une nouvelle masculinité. De ce mouvement, une dynamique "masculin/féminin" plus interactive ou plus combinatoire en ressort. Elle alimente ainsi de plus en plus les styles de grimpe dans un décor des plus baroques redonnant par là-même du vitalisme à une pratique qui en avait bien besoin.
Enfin, en observant de nouveau, les modèles identitaires et les relations entre les hommes et les femmes au sein de la société, on peut là-aussi observer des changements vers plus de féminité, vers un prolongement des adolescences et vers une redéfinition des identités masculines et féminines (hygiène, mode vestimentaire, modèle du corps, valeurs hédonistes, tâches domestiques, loisirs, travail, éducation des enfants,...) orientée vers une dynamique sexuée plus interactive. Certains parlent même d’une crise des sexes et des identités sexuées ! De même, au regard des études sur la sexualité des Français, une évolution des rapports sexuels se serait produite vers plus de violence, une recrudescence des viols et une tendance dionysiaque, fortement marquée : le goût à l’hédonisme, l’augmentation du nombre de partenaires, la circulation des couples, l’importance accordée aux caresses et à la jouissance (Mendras, 1992, p. 137-138) annoncent bien ce temps de l’orgiasme et du multiple comme si le microcosme (le petit monde de la grimpe) reproduisait les mêmes schémas d’évolution que ceux du macrocosme (la société)1.
il y aura interrogation après les vacances... serieux ... il faut lire jusqu'au bout...ça répondra à plein de vos questions.. jeanyves....et encore reconditionné pas mes soins...
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L'ordre (biologie) des chiroptères (Chiroptera) est un ordre de mammifères volants, communément appelés chauves-souris. L'ordre des chiroptères est le deuxième des mammifères en nombre d'espèces (près de 950), il est devancé par l'ordre des rongeurs. Les chiroptères sont les seuls mammifères doués du vol actif, à distinguer du vol plané que pratiquent les écureuils volants, les phalangers ou les galéopithèques. Ils se déplacent dans les airs grâce à une aile formée par une membrane de peau entre le corps, les membres et les doigts. Ils ne se posent qu'exceptionnellement au sol et s'y meuvent maladroitement. Ils se reposent en se suspendant aux aspérités par les griffes des orteils. Généralement actifs la nuit, ils possèdent la faculté de se diriger dans l'obscurité en émettant des ultrasons (écholocation). Les chauves-souris repèrent ainsi les insectes dont elles se nourrissent. Elles émettent des ondes sonores qui se répercutent sur les insectes en plein vol. |
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AnatomieLes os de l'avant-bras, les métacarpes et les phalanges du deuxième au cinquième doigt sont très allongés et forment la structure de l'aile. La surface portante de l'aile ou patagium est un repli de peau contenant un très grand nombre de vaisseaux sanguins, de nerfs et de muscles. Le pouce n'est pas compris dans le patagium et est pourvu d'une griffe. La membrane située entre le talon, l'extrémité de la queue et le bassin – que l'on nomme uropatagium – peut servir, lorsqu'elle est large, à attraper les insectes ou accueillir les petits pendant le mise à bas. |
ReproductionLes chiroptères atteignent leur maturité sexuelle vers leur deuxième ou troisième année. Les femelles donnent le plus souvent naissance à un seul petit qu'elles élèvent sans les mâles. Elles sont dotées de deux mamelles. [modifier]
EnnemisEtant donné leur mode de vie les chiroptères ne comptent que peu de prédateurs. En Europe, ils peuvent toutefois être la proie des chouettes et des faucons. Mais leurs pires ennemis sont les parasites. Leurs ailes, avec les nombreux vaisseaux sanguins, sont une source de nourriture idéale pour les tiques et les puces. Les serpents sont fréquents dans leurs dortoirs collectifs souterrains, sans doute comme prédateurs. En Afrique, dans beaucoup de régions, la roussette est un gibier et un plat de choix. |
et je ne commenterai pas l'arrirère plan où les femmes discutent pendant que l'HOMME travaille....
pour faire suite aux théories d'Albert et au posté de Pierre
...
Relativity : Nous avons ici trois forces de gravité qui agissent perpendiculairement l’une à l’autre. Trois surfaces terrestres de coupent à angle droit et des êtres humains vivent sur chacune d’elles. Il est impossible pour les habitants de mondes différents de marcher, s’asseoir ou se tenir debout sur le même plancher car ils ont des conceptions différentes de l’horizontal et du vertical.
pour les longues soirées d'hiver... une alternative
http://jeanclaudevandamme.free.fr/
Il faut absolument lire les commentaires des "vrais fans" ...

